Contrairement à d’autres produits financiers, l’assurance obsèques ne semble pas rencontrer les mêmes difficultés, le nombre de souscriptions ayant même progressé de 75 % depuis 2003. Déclinée en deux formules distinctes, des contrats en prestations et des contrats en capital, c’est cette dernière solution qui suscite un engouement plus particulier, représentant à elle seule près des trois quarts des ouvertures.
Outre ces bons résultats, ce qu’il convient également de remarquer, c’est le fait que ce marché reste extrêmement porteur dans la mesure où, d’après les chiffres enregistrés par la FFSA, seulement 17 % des personnes décédées en 2009 avaient fait appel à une assurance obsèques.
Accessible dès l’âge de 18 ans, le public concerné par ces produits est donc relativement important, même si, dans la plupart des cas, ce genre de démarches ne s’effectuent qu’une fois la quarantaine passée, voire à l’approche de la cinquantaine.
La hausse connue par l’assurance obsèques se retrouve également dans le montant des capitaux garantis qui s’élevaient en moyenne, en 2009, à 4 100 €, pour les contrats en prestations, soit une progression de 11 % par rapport à l’année précédente, et à 3 730 €, pour les contrats en capital, marquant, cette fois-ci, une évolution de 9 %, sur la même période.
Ces sommes, pourtant de plus en plus conséquentes, couvrent à peine les frais engendrés par une inhumation dont le coût est, à l’heure actuelle d’environ, 4 000 €, contre seulement 3 000 €, il y a encore deux ans, tandis qu’une crémation revient à 3 500 €.